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Dédiées à l’acteur Jean Carmet qui a permis d’en initier l’idée, les Journées Nationales du Livre et du Vin, créées en 1996, se situent à la croisée de deux éléments fondamentaux du patrimoine français : sa littérature et son vin, associés au sein d’une manifestation d’ampleur nationale.

Elle réunit des écrivains, les grands vins de Loire, la gastronomie et la presse nationale, et des personnalités de tous horizons représentatives de l’art de vivre à la française (Irène Frain, Macha Méril, Marie‑Christine Barrault, Denis Tillinac, Jean-Claude Carrière, Olivier Roellinger, Jim Harrison, James Crumley, Bernard Werber, Florian Zeller, Gilles Leroy, Yann Queffélec, David Foenkinos…etc.)

Une vingtaine de vignerons médaillés d’or de la Loire, des représentants du monde littéraire et viticole (écrivains célèbres, critiques, œnologues, sommeliers, etc.), des personnalités du monde du spectacle, se réuniront ce week-end  au cœur de la Ville de Saumur, pour fêter, autour de « l’Ivresse littéraire », la 22ème édition des Journées Nationales du Livre et du Vin.

Déjeuner au cœur des bâtiments de l’École de Cavalerie, rencontres des écrivains avec le public, remise des 8 prix littéraires, tables rondes, cafés littéraires, lectures, impromptus musicaux, initiation aux arts du vin et dégustations de produits du terroir émailleront comme chaque année la manifestation, placée cette année sous le signe du Voyage et de l’Aventure.

En savoir plus ICI

Retrouvez une  interview de Dominique Besnehard, réalisée il y a quelques semaines par Jean-Maurice Belayche .
Dominique Besnehard est le président du Prix Claude Chabrol et a été l’agent de Brialy pendant 20 ans. C’est aussi l’auteur et le producteur de la Série « 10 % »  devenue culte en quelques mois et diffusée sur France 2.

Dominique, quelques mots sur les « Journées du Livre et du Vin » ?
Depuis 4 ans, je viens à Saumur au Salon du Livre et du Vin et je suis heureux qu’il se déroule maintenant au cœur de la ville, j’ai l’impression que cela renforce le lien entre les auteurs, les artistes, les talents et la population de même que le vin et la culture prennent toute leur dimension au cœur de la cité. C’est beaucoup moins « happy few » que lorsqu’un salon se déroule comme à Cognac dans un château ou dans les caves, on a l’impression que c’est entre eux-mêmes!

Vous présidez le Prix Claude Chabrol, que pensez-vous de la sélection?
Je préside le prix Claude Chabrol qui récompense chaque année un roman adaptable au cinéma aux côtés de huit autres prix dans différentes catégories ce qui crée une grande diversité. Je trouve que la sélection des livres est très bien faite et que les jurés sont de plus en plus consciencieux et on a parfois beaucoup de mal à départager les auteurs. Une année, ce qui m’a beaucoup énervé, c’est que certains jurés n’avaient pas lu tous les livres…Ça ne se reproduit plus …dans mon prix en tous les cas!
Je crois que la France est le seul pays au monde avec autant de diversité dans l’écriture. On trouve au salon de Saumur aussi bien des romans et des biographies que des livres sur le vin, la musique, le théâtre, l’histoire ou le sport. Dans ce salon règne une convivialité plutôt rare entre le public et les auteurs. On y mange bien et le vin de Saumur est très bon, c’est d’ailleurs les vins de Saumur qui coulent à mon festival de cinéma à Angoulême !
Nous aussi nous faisons de belles rencontres, j’ai déjeuné à Saumur en 2015 avec Guillaume Musso que je n’avais jamais rencontré.

Que vous inspire le thème du Voyage?
Cette année, les organisateurs ont choisi le thème du voyage après l’histoire en 2016. J’aime beaucoup l’histoire mais bizarrement pas tellement les voyages!
Mais j’aime voyager par les livres. J’aime quelquefois mieux un endroit, un pays au travers de photos ou d’un film, je ne sais pas comment l’expliquer, c’est peut-être mon côté cinéaste, j’aime le point de vue que quelqu’un en fait, voilà!

Que pensez-vous de ce premier hommage rendu à Jean-Claude Brialy cette année?
Ça me semble une évidence de rendre hommage à ce grand acteur pudique et secret. D’ailleurs, j’ai moi-même remis en janvier le premier prix « Jean-Claude Brialy » pour un premier film à Angers décidé par un collège d’exploitants.  J’ai été son agent pendant 20 ans et l’avais plusieurs fois par jour au téléphone ; c’était un très très grand acteur mais si on avait un reproche à lui faire c’est de s’être beaucoup occupé des autres mais pas assez de lui et de sa carrière.
Quand il était jeune il était prêt à tout mais quand il a été célèbre il ne sait pas trop occupé de lui!
Il m’a présenté beaucoup de gens et m’a beaucoup aidé dans le sens qu’il m’a fait encore mieux aimer les acteurs.
C’était un homme rare, il avait des lettres et c’était un conteur incroyable, j’adore les conteurs. Quand je raconte des histoires, je pense souvent à lui. Il avait un sens pour capter son auditoire avec humour et intelligence. Je me rappelle ses discours quand il dirigeait le Festival d’Anjou entre artistes notables et public, je me prends à l’imiter dans mon Festival à Angoulême quand je m’énerve après un élu (rire) je pense à lui (rire) c’est lui qui m’envoie des bonnes ondes!
Jean-Claude était un garçon de province qui était monté à Paris!
Il était très attaché à la région, (ses grands-parents habitaient à côté d’Angers).
Il a marqué l’histoire d’Angers et du Festival d’Anjou
Il a marqué l’histoire de Saumur et du Festival de Saumur,
Et qu’il soit ancré définitivement dans le patrimoine de la ville de Saumur est une manière délicate de rendre hommage à ce grand homme de culture, fidèle à ses racines et à ses amis.