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DSC_1986En 2011 il n’y avait que 10% de produits locaux dans les repas des cantines scolaires et des accueils de loisirs de la Ville. A la faveur du renouvellement du contrat de restauration, la municipalité a souhaité que cette part augmente. Le nouveau prestataire, API Restauration, s’est engagé à la porter à 40% à la rentrée scolaire 2013/2014, avec l’aide de la Chambre d’agriculture et de Saumur agglo. Lundi, Michel Apchin et François Damas, l’adjointe en charge de l’Éducation, se sont rendus aux vergers de Tivoli à Saint-Lambert-des-Levées, chez Martial et Laurent Mornas, fournisseurs de pommes et de poires des écoliers de Saumur, afin de se rendre compte in situ de l’action.

Chaque jour en période scolaire se sont 850 repas qui sont servis dans les douze restaurants scolaires de la ville et 400 dans les accueils de loisirs pendant les vacances. Afin d’être performant dans la volonté d’introduire des produits locaux dans les menus des enfants, Saumur s’est appuyé sur le Réseau local Anjou, constitué par la Chambre d’agriculture, le Département et l’Association des maires du Maine-et-Loire, cet accompagnement étant à l’initiative de Saumur Agglo.  “Nous avons créé ce réseau de manière à faire accéder tous nos producteurs locaux à la restauration locale et c’est un large panel qui est proposé”, explique Michel Brossier membre du bureau de la Chambre d’agriculture en indiquant, la restauration locale c’est aussi nos emplois locaux.” Parallèlement, Saumur a constitué un groupement de commandes avec plusieurs communes du Saumurois et de structures, donnant ainsi du poids à sa démarche.

Contribuer au bien-être des enfants

DSC_2015Pour Martial Mornas, l’envie d’adhérer au projet n’a pas été économique, le Gaec produit pas moins de 700 tonnes de pommes et de poires par an, alors qu’il fournit 4 000 fruits par semaine en saison pour les cantines. C’est plutôt la fibre paternelle qui a eu le dessus : “Je suis père de trois enfants scolarisés dans le Saumurois et j’aimerais bien qu’ils mangent mes fruits. De plus (avec les circuits longs NDLR), les poires ne sont pas assez qualitatives, souvent dures, c’est immangeable !” Avec le Gaec des vergers de Tivoli, se sont huit entreprises situées dans un rayon de cent kilomètres qui régalent les petits écoliers.

Pour Michel Apchin : “Il est de notre devoir de contribuer au bien-être alimentaire de nos enfants. cette démarche est bonne pour leur santé et favorise l’économie locale tout en réduisant l’empreinte carbone.”

Côté coût ? “On est gagnant pour les prix et complètement gagnant pour la qualité”, confirme Julie Cosson, diététicienne d’Api restauration.

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